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Vendredi 24 Septembre 2010
L'éco construction se développe et fait de plus en plus d’adeptes. Les matériaux qui permettent de réaliser des habitations écologiques se multiplient. Mais sur quels critères concrets se définit une isolation écologique ?
Pour la première fois, le texte de loi du Grenelle 2 lance le terme juridique : « l’écomatériau ». Mais si cette appellation apparaît, elle n’en reste pas moins floue. Or, la demande des particuliers pour une isolation naturelle et écologique est réelle. Pour intégrer la maison avec un minimum d’impact environnemental, les consommateurs attendent que le matériau naturel employé pour isoler ne dégrade pas l’air ambiant et ne présente aucune nocivité ni au moment de la pose, ni par la suite. En ce qui concerne la performance du matériau choisi, sa résistance au feu, à l’humidité et aux parasites est également un critère de sélection.
Et pourtant, les sondages réalisés en partenariat par Isover et Futura Maison révèlent que les particuliers sont plus sensibles à l’aspect « écologie » que « performance ». En effet, cette étude note que, pour être perçu comme isolant naturel et écologique, le matériau doit être biosourcé. Par ce terme, on entend qu’il doit être issu soit du règne animal soit du végétal. Tout autre matériau, quelles que soient sa biodégradabilité ou sa provenance de matériaux recyclés n’est pas assimilé entièrement comme matériau écologique. Cette conviction, loin de s’appuyer sur des conclusions scientifiques, confirme que les consommateurs n’ont pas suffisamment accès à des conseils ou des guides leur permettant de consolider leurs choix de matériaux écologiques pour une isolation éco-responsable.